Le blog de Jean-Christophe Frachet

 

Bonjour,

Bienvenue sur mon blog. Vous y retrouvez mes actions, mes idées et mes réactions.
Bonne visite,

Jean-Christophe Frachet.
° ° °

mercredi 23 juin 2010

Ouf, l'équipe de France est éliminée du Mondial de foot

Je n'y connais rien en football, et en plus, cela m'intéresse pas. Mais ce que je sais, c'est quand il y a un match de l'équipe de France de football, je précise parce que tout le monde se fout des autres sports en général, il n'y a plus personne dans les rues et M. Sarkozy en profite pour nous faire des misères dans le dos, pour être poli...

Remarquable le plan de communication sur les retraites !

Interrogez qui vous voulez, « ah oui, il faut réformer.. » « on ne peut plus travailler si peu, il faudra travailler plus longtemps, c'est évident,.... » « de toute façon, la retraite c'est fini,... »

Pas mal, non ?

Surtout quand on sait qu'il n'y a que 37% de actifs qui arrivent à l'âge de la retraite. Alors allonger une période que l'on fait pas... à moins que ce soit pour baisser les pensions et inciter chacun à prendre une complémentaire dans le privé. Une privatisation rampante de la retraite, vous pensez pas que cela pourrait être ça ?

Et puis quand on va plus loin, il y a la loi de Moore qui dit que, pour faire simple, la puissance des ordinateurs double tous les 2 ans, (mais pas mon salaire !). Et puis on met des robots partout, actuellement, il y a des usines qui fonctionnent lumière éteinte parce qu'il y a personne dedans.
Alors à quoi ça sert de mettre des robots partout s'il faut travailler plus longtemps ? À quoi ça sert d'avoir des machines, des pilotes automatiques, des volets électrique, des machines à laver, des ordinateurs, de téléphones mobiles,… J'avais cru que c'était pour que les machines fassent le travail notre place.

Alors, après tout, pourquoi ce ne serait pas les machines qui paieraient nos retraites ? ça sert à ça une machine, non ?

lundi 5 octobre 2009

Ça y est ! Les Irlandais ont eu "bon" !

Les Irlandais ont voté une nouvelle fois pour la ratification du traité de Lisbonne samedi 2 octobre. Cette fois-ci, ils ont dit « oui ». La fois précédente, ils avaient dit « non ». Très peu de peuples avaient été consultés concernant cette ratification, Nicolas Sarkozy avait d'ailleurs décidé de passer par le parlement, de peur que les Français fassent comme en 2005, qu'ils refusent ce traité. En effet, il y a très peu de différence entre le traité de Lisbonne et le fameux traité constitutionnel européen qui avait été rejeté par les Français en 2005.

Mais à force de faire revoter, et d'expliquer que c'est le vote de la dernière chance, les « élites » ont réussi à convaincre les Irlandais de voter « oui ».

Drôle de conception de la démocratie ! construire l'Europe sans les peuples, cela ne fait pas un projet collectif !

C'est dommage, l'Europe libérale est bien en avance et il va être difficile de sauvegarder les services publics. On vient de voir déjà la faillite du pilotage de la finance, on va maintenant voir la dérive libérale de l'intérêt général.

Patrimoine de ceux qui n'ont rien, cela va être la grande braderie des services publics en Europe. Prochaine étape, la Poste.

jeudi 10 septembre 2009

Le monopole de la violence au service du libéralisme

Il est coutume de dire que les libéraux veulent moins d'État, mais ce n'est pas le cas. Ce n'est juste qu'une autre conception : passer d'un État solidaire à un État sécuritaire. Et c'est ce qu'il se passe. Nicolas Sarkozy vient de remonter les bretelles aux responsables de la sécurité à cause de la hausse de la délinquance.
Mais cette hausse est logique.

D'abord, cette hausse est révélée grâce aux indicateurs mis en place et, même si on met le couvercle sur la marmite, à un moment, ça déborde.

Et puis, la montée de la précarité associée à la baisse des effectifs dans le domaine de la prévention n'arrange pas les choses.

Alors faire monter la peur, saupoudrer de mesures sécuritaires et armer la police permet de protéger les biens et de limiter les débats.

Nicolas Sarkozy est cohérent avec lui-même, il met le monopole de la violence de l'État et la baisse de la solidarité nationale au service du projet libéral.

Dormez bonnes gens, Nicolas Sarkozy s'occupe de tout

dimanche 7 juin 2009

And the winner is : l’abstention !

C’est bizarre, quand on parle politique en Europe cela intéresse les Français. Mais quand il s’agit de conforter ce projet Européen en l’état, cela n’intéresse pas grand monde. En effet, pour ces élections nous avons près de 60% d’abstention.

Et c’est croissant !

Les taux d’abstention :

"1979 = 39,29 %"

"1984 = 43,28 %"

"1989 = 51,20 %"

"1994 = 47,29 %"

"1999 = 53,24 %"

"2004 = 57,24 %"

"2009 <=> 60%"

Mais quand il s’agit de voter sur des projets politiques, les Français se mobilisent :

Pour le traité de Maastricht (où en sont les promesses ?) :

1992 = 30,30% d’abstention, les Français ont voté OUI

et pour le Traité Européen Constitutionnel (TCE)

le 29 mai 2005 = 30, 63% d’abstention, les Français ont voté NON

Cela prouve bien que l’Europe intéresse les Français, mais quand on bafoue leur vote en faisant passer le traité de Lisbonne par le Parlement, qui est le TCE refusé par les Français par le référendum de 2005, ça ne passe pas.

Alors, ce projet politique et démocratique en Europe, c’est pour quand ?

jeudi 30 avril 2009

Hadopi : une loi stupide et inapplicable

Après avoir été rejeté par l’Assemblée Nationale, lors d’un épisode législatif peu glorieux, le gouvernement représente le texte de loi Hadopi ce mercredi 29 avril 2009. Comme pour les traités Européens, on fait revoter tant que le résultat ne convient pas, drôle de conception de la démocratie !

Mais au delà de la méthode, ce texte est stupide et inapplicable. Le gouvernement s’était déjà illustré avec la loi DADVSI tout aussi inapplicable. Entre autres, dans cette loi, un internaute qui télécharge, après plusieurs sommations par courriers, se voit coupé de l’internet. Mais ce n’est pas tenir compte que le repérage des ordinateurs qui téléchargent n’est pas fiable et que cela coupera aussi le téléphone et la télévision pour ceux qui ont une offre groupée (téléphone, internet, télévision). Cette loi a été pensée sur les paradigmes de la société matérielle basée sur la matière, l’exclusivité et la pénurie. Mais le numérique bouleverse ces concepts, cette nouvelle « matière » (films, musiques, logiciels,…) est reproductible à l’infini, sans dégradation ni matière première. Les contenus sont complètement dématérialisés et les modes de pensée habituels ne fonctionnent plus pour la vente et la distribution. Bref, une loi déconnectée de la réalité.

L’efficacité de cette loi et tellement peu crédible que pratiquement aucun professionnel du secteur des T.I.C. ne le soutient. Même Nathalie Kosciusko-Morizet, en charge du dossier numérique au gouvernement, botte en touche sur le sujet. Et c’est d’autant plus amusant que l’UMP vient d’être condamnée pour non respect du droits d’auteur, ce qu’ils veulent sanctionner avec cette loi.

Le passage de la société industrielle à la société de l’information nécessite d’être accompagné avec une véritable vision pour préserver l’intérêt général. La solution d’appuyer sur la pédale de frein et de regarder derrière ne sert à rien et ne peut aboutir qu’à subir la mutation. Mais les valeurs du chacun pour soi et de la loi du plus fort n’incitent pas à la réflexion collective pour l’intérêt général.

jeudi 19 mars 2009

Intégrisme criminel


Benoît XVI a rappelé l'abstinence sexuelle comme mode de contraception en Afrique. Dans ce continent ravagé par le SIDA, il a "interdit", comme souvent savent le faire ceux qui pensent pour nous, l'usage du préservatif. Alors que de multiples associations font de la sensibilisation, de la prévention et de l'éducation, le grand gourou du "aimez vous les uns les autres" use de son emprise sur les croyants pour les condamner.
C'est criminel.
Vu qu'on peux aller en prison pour un excès de vitesse sur une autoroute déserte, je m'étonne que cela ne soit pas condamnable avec un motif du type : "incitation au meurtre avec emprise par inoculation de virus mortel".
Mais je n'ai pas dû bien ré écouter le discours de Latran de notre Président Nicolas 1er

mercredi 10 décembre 2008

6 ans de retard pour le débat démocratique au Parti Socialiste

Ça y est, le PS vient de choisir son (sa) premier(e) secrétaire, avec un écart bien peu significatif. On a frôlé le syndrome de la Floride où l’on demande à la justice d’arbitrer sur la démocratie !
J’ai, entre autres, 3 interprétations de ce qu’il vient de se passer :

1/ Le positionnement du PS : sous l’apparence d’une querelle de personnes, car c’est l’image qu’en ont montré les médias, il s’agissait réellement du positionnement du PS.
- L’ancrage à Gauche avec Benoît Hamon,
- L’équipe « habituelle » aux commandes avec M. Aubry. Elle a gagné.
- L’ancrage au centre avec une alliance objective avec François Bayrou et le Modem pour Ségolène Royale.
On verra ce que cela deviendra et si cela provoquera l’électrochoc dont à besoin la Gauche pour se recomposer.

2/ Il faut revoter !!! C’était étonnant de voir comment certains appelaient à refaire le match ! Cela me rappelle 2005 lors du vote pour le Traité Constitutionnel Européen (TCE) ou bien le vote en Irlande : Vous n’avez pas bien voté ! refaites jusqu’à ce que vous fassiez comme nous voulons !
Drôle de conception de la démocratie…

3/ 6 ans de retard pour un débat qui aurait dû avoir lieu après la défaite de Lionel Jospin. En 2002, le vote populaire et ouvrier avait déserté le PS. Plutôt que chercher des boucs émissaires parmi ses partenaires, et notamment en stigmatisant Jean-Pierre Chevènement, le PS aurait pu se remettre en question et avoir un véritable débat interne.
Cela nous aurait évité Nicolas Sarkozy et son cortége liberticide de mesures antisociales.

Une véritable refondation structurée de la Gauche est bien nécessaire sur une base programmatique. Le foisonnement avec le Nouveau Parti Anticapitaliste d’Olivier Besancenot, le Parti de la Gauche avec J.L. Mélenchon, les nombreuses associations, dont la Gauche-Cactus peuvent participer à cette aventure démocratique.

Et maintenant, allons-y ! Réfléchissons, débattons et agissons !

jeudi 14 février 2008

Histoire ou pathos, politique étrangère ou humanitaire ?

Notre président, à toujours vouloir jouer la rupture et à brouiller les pistes se perd dans la bouillie intellectuelle. Il croit faire de la politique étrangère et fait de l’humanitaire en allant chercher lui-même les infirmières Bulgares chez son nouvel ami M. Khadafi. Maintenant, après avoir fait pleurer les rugbymen sur la lettre de Guy Moquet, il veut que chacun des collégiens parraine un enfant déporté. Même s’il est essentiel de garder en mémoire cette folie collective et l’horreur de ce qu’il s’est passé, il n’est pas sûr qu’un enfant ne soit pas choqué voir culpabilisé plutôt que sensibilisé par une telle personnalisation. Comme toujours, cela participe de l’individualisme plutôt que du collectif, de l’émotion plutôt que de la réflexion.

C’est plutôt en préservant certaines valeurs de la République que nous lutterons contre les extrémismes. Je ne pense pas que c’est en confiant aux religieux l’éducation de nos enfants que cela apaisera le climat.
Rappelons simplement un extrait du discours du Président de la République Française, Etat laïc, en voyage officiel au Vatican : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ». Il faut donc faire sacrifice de sa vie dans la radicalité ? Cela semble la définition de ce nouveau type d’attentats qui nous menace : les attentats suicides.
Les valeurs de l’école ne comportent pas la notion de bien et de mal ? Peut-être pourrait-il y retourner? En effet, c’est vraiment de la bouillie intellectuel sous couvert de rupture, M. Sarkozy devrait réviser certaines définitions et notamment celles de la République et de la Laïcité, plutôt que de nous dire « Avec Carla, c’est du sérieux ».

A moins que ce ne soit la stratégie du « chaos constructif » que prônent les néo conservateurs autour de G.W. Bush.

lundi 28 janvier 2008

Syndrome de Stockholm ou syndrome de Redmond, Bertrand Delanoë jetterait-il Paris dans la gueule du loup ?

Le syndrome de Stockholm peut se caractériser par le développement d'un sentiment de confiance, voire de sympathie des otages vis-à-vis de leurs ravisseurs et par le développement d'un sentiment positif des ravisseurs à l'égard de leurs otages.

Il semble bien que tous les éléments soient réunis pour que les utilisateurs de windows changent encore d’ordinateur pour pouvoir installer la dernière version « Vista », pour acheter Microsoft Office au lieu de télécharger librement Open Office et passer du temps à réinstaller leurs programmes qui plantent régulièrement en ayant l’impression de faire de l’informatique. Et bien sûr, tout en payant plusieurs centaines d’Euros pour racheter ce qu’ils ont déjà payé, combien de version de Windows et de pack office ont-ils déjà acheté ?

L’habitude, le temps passé à comprendre la complexité (inutile ?) de ces logiciels et la non connaissance d’autres environnement informatiques rassurent l’utilisateur qui pense ne pas pouvoir éviter l’éditeur de Redmond, celui-ci étant devenu hégémonique.

Le 29 janvier 2008, Bertrand Delanoë et Bill Gates signent un partenariat numérique pour Paris.

Ce serait pour former les demandeurs d’emplois aux métiers de l’informatique, mais c’est les obliger s’acquitter de la dîme pour travailler.
Ce serait aussi pour apporter un soutien aux entreprises développant des solutions logicielles en faveur de la protection de l’environnement, mais n’est-ce pas aberrant d’être obligé de changer d’ordinateur parce que Windows est de plus en plus gourmand en ressources informatique ? c’est une des cause de la pollution informatique et de la consommation électrique grandissante.
Ce serait aussi pour l’administration électronique ? mais c’est une nouvelle privatisation du service public alors qu’il existe des solutions libres.
Quand à un “espace sportif numérique”, cela se saurait si la manipulation de la souris était bonne pour la santé.

Quelle mouche a donc piqué Bertrand Delanoé ? Alors que Paris pourrait être le fer de lance français et international d’une autre société de l’information, basée sur le partage, l’échange et la mutualisation, le Maire de Paris livre les Parisiens aux griffes du plus grand éditeur mondial américain.

Les systèmes d’informations, les logiciels et l’informatique ne sont pas des marchandises comme les autres. Il s’agit de manager la connaissance, de gérer des informations nous concernant tous et de moderniser les services publics. Il s’agit d’éducation, d’information et d’accès à la culture. Les systèmes d’information ont complètement envahi notre quotidien, internet, réseaux, télévision, téléphone,... Ces systèmes gèrent l’ensemble de nos activités, privée, publiques et professionnelles.

Toute décision dans ce secteur est politique avec des implications dans le court mais aussi dans le moyen et long terme.
Cette décision de contractualiser avec Microsoft est importante et c’est un signe vers les autres collectivités et les capitales du monde entier.
Elle a été prise sans aucune concertation avec les élus, les associations et les citoyens. C’est la négation de la Politique avec un grand « P » au profit des lobbies.

Soit, le Maire de Paris ne mesure pas ce que cela signifie pour le bien commun dans la société de l’information, l’intérêt des Parisiens et pour la rationalisation de l’argent public,
Ou alors il le sait, et il vend Paris, certes avec une bonne remise, à l’éditeur de logiciel américain en le recevant comme un chef d’état comme l’avait fait J. Chirac, pour un bénéfice financier à très court terme,
Ou bien il s’en fiche et fait un simple coup de communication, ce qui serait bien décevant pour celui qui brigue un second mandat dans une des plus belles villes du Monde.

Faire de la politique, ce n’est pas une liste de courses avec un savant saupoudrage de mesures afin de satisfaire un peu tout le monde. Il s’agit d’avoir une réelle direction idéologique, d’avoir des valeurs et d’agir en cohérence avec celles-ci.

Cette décision est antinomique avec l’intérêt des Parisiens et du service public.

Berceau de la Révolution Française et du siècle des lumières, après avoir enfanté la déclaration de l’homme et du citoyen, c’est indigne de la capitale de la France de faire acte d’allégeance à un multimilliardaire américain, fût-il le fondateur d’une entreprise qui a racketté les utilisateurs d’ordinateurs pendant 25 ans jusqu’à devenir le plus riche du monde.

lundi 10 décembre 2007

Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne !

La phrase de Jean-Pierre Chenènement est toujours d’actualité. Rama Yade s’interroge sur le bien fondé de recevoir M. khadafi en voyage officiel pendant 5 jours, Bernard Kouchner est très content d’avoir un dîner qui ne lui permet de ne pas être présent à la réception officielle, quel courage politique ! la soupe est si bonne auprès de M. Sarkozy ?

L’opportunisme de notre président de la République frotte un peu avec les convictions et les promesses de la campagne. Manger à tous les râteliers, séduire par les postes et opportunités que l’on peut proposer, c’est un peu juste comme programme politique proposé à ses « collaborateurs », mais pour l’instant, c’est le vide politique. A droite, c’est le Moi exacerbé de M. Sakozy et à Gauche, c’est l’atonie la plus complète. Nous avons encore beaucoup de travail pour revaloriser la solidarité, la fraternité et le projet collectif au service de tous.