mercredi 1 octobre 2008
Le roi est nu, ou la preuve que le capitalisme libéral ne fonctionne pas.
Par Jean-Christophe Frachet, mercredi 1 octobre 2008 à 22:25 - Opinions
Ces gens-là ne sont décidément pas très sérieux, ils jouent avec des « produits bancaires » improbables, voulant des rentabilités à 15% par an alors que la croissance ne dépasse pas les 3% et ils s’étonnent que ça ne fonctionne pas !
La crise bancaire dans laquelle ils entraînent tout le monde, et surtout les petits épargnants qui, eux, ne se sont pas engraissés avec ces fameux produits bancaires nécessite l’intervention des pouvoirs publics et surtout, des finances publiques... Ces gens-là croyaient (et peut-être le croient encore) que le marché peut s’autoréguler sans l’intervention publique, on assiste bien à la faillite d’un système bancaire monté, gérer par des apprentis sorciers qui ont perdu tout réalité.
Et ce sont les même qui vous font la leçon quand vous êtes à découvert ou que vous souhaitez un crédit !
Mais il ne faut pas oublier d’où vient cette crise. Il s’agit bien de la conséquence des décisions prises dans les années 80, décennie des années Tapie qui ont eu les premiers effets dans les années 90 : dérégulation, concurrence libre et non faussée, ouverture des frontières au monde des affaires,… Ces décisions l’ont été sous la bénédiction de la Droite et de la Gauche de gouvernement. Cela a continué avec le traité de Maastricht et ceux qui ont suivi, mettant tout le monde en concurrence en supprimant les arbitrages et la régulation.
Maintenant, le roi est nu : le capitalisme libéral montre bien son incapacité à être un projet de société bénéficiant à la majorité.
Or, pour que les entreprises se développent, il faut des infrastructures (routes, transports en commun,..), des services publics (poste, santé, …) et de l’éducation, parce que les entreprises ont besoin d’avoir du personnel formé. Il est donc nécessaire d’avoir un équilibre entre la puissance publique et le marché. C’est juste du bon sens mais preuve qu’il n’est pas toujours partagé. Le gouvernement actuel fait tout pour détruire ce socle républicain.
Parfois, quand l’erreur se propage, elle devient vérité, du moins le croit-on. La Gauche a besoin de revisiter ses croyances dans les vertus du marché et de la concurrence libre et non faussée. Elle manque cruellement d’un « logiciel » idéologique solide afin de dépasser la simple démarche gestionnaire pour une réelle perspective d’un projet de société tenant compte du contexte national et international actuel.
L’attente est grande, mais la crédibilité est à reconstruire. Peut-être une fédération des partis de la Gauche sur un programme durable et solidaire ?
La crise bancaire dans laquelle ils entraînent tout le monde, et surtout les petits épargnants qui, eux, ne se sont pas engraissés avec ces fameux produits bancaires nécessite l’intervention des pouvoirs publics et surtout, des finances publiques... Ces gens-là croyaient (et peut-être le croient encore) que le marché peut s’autoréguler sans l’intervention publique, on assiste bien à la faillite d’un système bancaire monté, gérer par des apprentis sorciers qui ont perdu tout réalité.
Et ce sont les même qui vous font la leçon quand vous êtes à découvert ou que vous souhaitez un crédit !
Mais il ne faut pas oublier d’où vient cette crise. Il s’agit bien de la conséquence des décisions prises dans les années 80, décennie des années Tapie qui ont eu les premiers effets dans les années 90 : dérégulation, concurrence libre et non faussée, ouverture des frontières au monde des affaires,… Ces décisions l’ont été sous la bénédiction de la Droite et de la Gauche de gouvernement. Cela a continué avec le traité de Maastricht et ceux qui ont suivi, mettant tout le monde en concurrence en supprimant les arbitrages et la régulation.
Maintenant, le roi est nu : le capitalisme libéral montre bien son incapacité à être un projet de société bénéficiant à la majorité.
Or, pour que les entreprises se développent, il faut des infrastructures (routes, transports en commun,..), des services publics (poste, santé, …) et de l’éducation, parce que les entreprises ont besoin d’avoir du personnel formé. Il est donc nécessaire d’avoir un équilibre entre la puissance publique et le marché. C’est juste du bon sens mais preuve qu’il n’est pas toujours partagé. Le gouvernement actuel fait tout pour détruire ce socle républicain.
Parfois, quand l’erreur se propage, elle devient vérité, du moins le croit-on. La Gauche a besoin de revisiter ses croyances dans les vertus du marché et de la concurrence libre et non faussée. Elle manque cruellement d’un « logiciel » idéologique solide afin de dépasser la simple démarche gestionnaire pour une réelle perspective d’un projet de société tenant compte du contexte national et international actuel.
L’attente est grande, mais la crédibilité est à reconstruire. Peut-être une fédération des partis de la Gauche sur un programme durable et solidaire ?