Le blog de Jean-Christophe Frachet

 

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Jean-Christophe Frachet.
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jeudi 20 décembre 2007

L’interopérabilité : langue de la République numérique ? (Carte blanche parue dans 01 informatique N°1930 du 20 décembre 2007)

Le Français est la langue de la république, c’est dans la constitution. Cela a permis de créer la Nation Française, de partager ses valeurs et de construire un projet commun. Dans la société de l’information, avec son cortège de procédures administratives dématérialisées, de renseignements en ligne sur internet et de fichiers électroniques, les citoyens ont beau parler la même langue, cela ne suffit plus. C’est aux systèmes d’informations de communiquer dans une langue compatible. En effet, un dossier informatique géré dans une collectivité doit pouvoir être suivi ou repris dans une autre si nécessaire. De même, un enfant qui suivra sa scolarité dans une commune et qui utilisera un cartable électronique en ligne sur internet devra pouvoir récupérer ses notes, son cahier de texte et l’ensemble de ses cours dans sa nouvelle école s’il déménage. Mais ce n’est pas le cas ! La France est en train de produire une gigantesque bureaucratie électronique à tous les échelons de son administration : communes, intercommunalités, départements, régions, Etat et établissements publics.

Ne pas mutualiser est un non sens
La plupart du temps, la collectivité ou l’administration développe des solutions sur mesure ou bien utilise des logiciels dit « métier », car spécifiques à une activité, dont l’offre commerciale n’est pas compatible avec le concurrent. Aujourd’hui, sous couvert de décentralisation, les collectivités refont les mêmes études, persuadées que leurs besoins sont très spécifiques, font rédiger les mêmes cahiers des charges par des cabinets de consultants et publient des marchés relativement similaires, au moins sur le fond. Ce manque de mutualisation et de coordination entraîne une véritable gabegie d’argent public.
Maigre consolation, la Direction Générale à la Modernisation de l’Etat (DGME) accouche d’un Référentiel Global d’Interopérabilité (RGI) qui devrait être publié en mars 2008 et entrer en vigueur sur l’ensemble du territoire en trois ans. Issu de l’ordonnance du 8 décembre 2005, il vise à favoriser l’interopérabilité, le transfert d’information et la compatibilité entre les différents systèmes d’information des administrations. Ce référentiel est donc entre autres la « langue commune ». Mais sa conception et sa mise en œuvre font l’objet de pressions diverses visant à le vider de son sens, à l’atrophier et à l’édulcorer. Certains éditeurs, notamment le plus grand, et quelques prestataires exercent un puissant lobbying dans ce sens. Cela peut se comprendre, les enjeux financiers sont très importants et il s’agit véritablement de rentes de situations pour ces entreprises. Là, les logiciels libres prennent tout leur sens en permettant la mutualisation, la transparence et la réutilisation.

L’impulsion doit venir du plus haut niveau
Où l’on peut s’interroger, c’est de voir l’indifférence, voire l’opposition, de certains élus ou d’agents des services publics. L’explication tient-elle dans la peur du changement, la volonté de détenir le pouvoir sur le système d’information ou l’ignorance des enjeux ? Certains se trompent de combat et qui, pour défendre la décentralisation, refuse ce qui peut être centralisé et surtout mutualisé. Certains veulent être complètement autonomes, même dans la structure des données de leur système d’information. C’est un non-sens économique et pratique au mépris de l’intérêt général. Et pourquoi ne pas décider de changer la tension électrique du secteur et passer en 300 volts ! Ce n’est pas rendre service aux administrés.
Ces questions transversales et générales sont essentielles, c’est pourquoi elles doivent être traitées au plus haut niveau. Alors que l’impulsion avait été donnée au sommet de l’Etat en 1997 avec le discours d’Hourtin et la création d’une mission rattachée au Premier Ministre, c’est aujourd’hui une des nombreuses directions dépendantes de Bercy (la DGME) qui est chargée de ces enjeux alors qu’ils sont d’autant plus prégnants.
Sans remettre en cause la décentralisation, l’Etat doit reprendre sa place de garant de l’intérêt général, de l’unité et du bien commun. C’est maintenant que les fondements de la République Numérique se construisent. Il est donc essentiel d’appliquer à la société de l’information les valeurs fondamentales républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité.

Carte Blanche parue dans (01 informatique N°1930 du 20 décembre 2007)

Communiqué du Bureau National du MRC

Mercredi 19 décembre, nous avons eu un bureau national du M.R.C. durant lequel a été évoqué les négociations avec la Parti Socialiste. Je reste persuadé que l'union est nécessaire pour affirmer une opposition forte et cohérente vis à vis de Nicolas Sarkozy qui, en faisant passer ça pour de la modernité, détricote les acquits sociaux gagnés de dures luttes .
Si augmenter le temps de travail, revenir sur les jours de repos et supprimer le code du travail, c'est être moderne, cela ne présage rien de bien pour le futur. Mais les communicants travaillent bien et ils ont réussis à faire croire à la majorité des Français que la réduction du temps de travail et la mise en œuvre d'une société plus humaine et plus juste dans l'intérêt de tous et non d'une minorité est un concept révolu. L'individualisme n'est sûrement pas un modèle de société que l'on peut défendre à Gauche, mais nous avons beaucoup de travail, donc, évitons d'avancer en ordre dispersé.

On peut d'ailleurs regretter que la Parti socialiste ne respecte pas l'accord signé par François Hollande précisant que la tête de liste dans la Mairie du 11é est réservé au MRC, mais les promesses n'engagent que ceux qui les croient...




Communiqué du Bureau National du MRC du 19 décembre 2007

Dans le cadre d'une stratégie de rassemblement de la gauche et des forces de progrès, le Bureau national du MRC a fait le point des discussions engagées entre le MRC et le PS, sur rapport de ses secrétaires nationaux Jean-Luc Laurent et Claude Nicolet, concernant les prochaines élections municipales et cantonales.

1/ Le BN approuve le projet d'accord concernant:

- Belfort: Maire MRC, Président de la Communauté d'Agglomération PS

- Les Ulis: Maire MRC, 1er adjoint PS et Conseiller Général PS

2/ Le BN constate certaines difficultés d'application dues au PS local.

- Ainsi à Belfort où Bruno Kern (PS) refuse encore que le maire sortant, Etienne Butzbach, conduise la liste aux municipales.

- Ainsi également en Saône et Loire où le PS local voudrait opposer un candidat à notre conseiller général sortant Jacques Mitaine.

3/A Paris, la négociation bute sur trois difficultés:

- L'existence de notre groupe, actuellement de 7 conseillers de Paris,

- La présence de conseillers et d'adjoints dans les conseils d'arrondissement,

- Enfin la mairie du 11ème arrondissement où un accord national signé par François Hollande a été conclu le 9 décembre 2006 pour conserver au MRC le poste de Maire.


Le bureau national du MRC lance un appel à l'esprit unitaire de ses partenaires pour débloquer ces situations et engager positivement une dynamique victorieuse face à la politique antisociale et contraire à l'intérêt national mise en œuvre par la droite.


Paris, le 19 décembre 2007


Jean-Pierre CHEVENEMENT Georges SARRE

9 rue du Fbg Poissonnière – 75009 PARIS – www.mrc-france.org – tel 0144838300

lundi 17 décembre 2007

Peut-on bafouer ainsi le vote des Français ?

Les Français ont voté au référendum du 29 mai 2005 : c’est non pour le traité constitutionnel. Qu’il faille faire évoluer la situation actuelle est indéniable. L’Europe s’est construite sur un projet marchand de charbon et d’acier et non pas sur un projet politique, il y a donc des marges de progrès. Mais que Nicolas Sarkozy impose un traité qui reprend une bonne partie du Traité constitutionnel refusé en 2005 et le fasse ratifier par le Parlement, c’est un véritable déni de démocratie. Que l’on soit pour ou contre ce traité, le débat doit avoir lieu. L’Europe ne se construit pas dans le dos des peuples mais bien avec eux.
C’est un grand projet collectif qui ne doit pas être galvaudé au profit de petites visées politiciennes et opportunistes auxquelles nous habitue que trop régulièrement le Président Sarkozy.
Réclamons un débat et un référendum !
http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/

lundi 10 décembre 2007

Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne !

La phrase de Jean-Pierre Chenènement est toujours d’actualité. Rama Yade s’interroge sur le bien fondé de recevoir M. khadafi en voyage officiel pendant 5 jours, Bernard Kouchner est très content d’avoir un dîner qui ne lui permet de ne pas être présent à la réception officielle, quel courage politique ! la soupe est si bonne auprès de M. Sarkozy ?

L’opportunisme de notre président de la République frotte un peu avec les convictions et les promesses de la campagne. Manger à tous les râteliers, séduire par les postes et opportunités que l’on peut proposer, c’est un peu juste comme programme politique proposé à ses « collaborateurs », mais pour l’instant, c’est le vide politique. A droite, c’est le Moi exacerbé de M. Sakozy et à Gauche, c’est l’atonie la plus complète. Nous avons encore beaucoup de travail pour revaloriser la solidarité, la fraternité et le projet collectif au service de tous.